Trop plein

Aujourd’hui, Celuiquim’accompagne fête une dizaine toute ronde. Il fête aussi les 96 heures d’une bronchite surinfectée qui lui a valu une prescription d’antibiotiques par un très sympathique SOS Médecin entre l’apéro et le saumon aujourd’hui. Avant un repas en famille prévu demain pour lequel la date est bloquée depuis mi-juillet.

Depuis que je suis levée, je n’ai pas arrêté une seconde. J’ai fait un repas d’anniversaire, on a préparé à 6 mains un gâteau ou plutôt deux pour pouvoir en fabriquer un en forme de guitare. J’ai canalisé les enfants autant que j’ai pu, appelé le doc, suis passé à la pharmacie, chercher son cadeau, LE cadeau commun qu’on offre à une dizaine de personnes. J’ai commencé hier, en fait, en consacrant mon après-midi de liberté à faire le ménage et récupérer les courses pour qu’il n’ ait pas ça à penser ni faire aujourd’hui. Et là, il pleutnet les enfants ont besoin de se défouler alors je suis dans le parking en sous sol de l’immeuble, sans connexion, à taper ça en note pendant qu’ils tournent sur leurs trottinettes.

A côté de ça, il y a tout, le quotidien, la cantine de Popcorn en grève pour la semaine entière et je ne sais pas comment on va gérer ça, mon vendredi prochain que je devrai passer en entier au lieu d’à demi au travail, mon rendez vous psy dont je crois qu’il est mardi prochain mais je ne l’ai pas enregistré alors je ne sais pas et ça me stresse, la grève de jeudi gréviste or not to be, et que je me la traîne aussi, cette bronchite, même si je suis moins atteinte, et je suis cas contact (enfin, je le suis sans doute tout le temps mais là je le sais).

Je ne serais vraiment pas contre donner les rênes de mon quotidien à quelqu’un d’autre, n’importe qui, pendant une huitaine, là.

Et ça fait ch***

Les enfants ne sont pas à la maison ce soir, organisation ponctuelle pour gérer une réunion tardive d’un côté et un déplacement professionnel très matinal de l’autre. Au lieu de passer une soirée sympa, Celuiquim’accompagne a dû aller se coucher, fiévreux, avant 21 heures et moi, je suis secouée par une crise (de merde) et je vais sans doute dormir dans le lit d’un des gosses.

Tout ça à moins de 24 heures du week-end d’anniversaire des 40 ans de Celuiquim’accompagne, pour lequel est prévu une réunion de famille, évidemment.

Je suis une boule tremblante de nerfs et de lassitude, qui voudrait un terrier où s’enterrer.

(Je sais que vous y pensez alors non, l’autotest est négatif. Oui, c’est pas si fiable, il faudrait faire un PCR etc mais la vie.)

21 septembre. Aujourd’hui, pas envie de…

Ah ben il serait sans doute plus court d’écrire ce qui me fait envie que l’inverse, hein, dans ce septembre tout étriqué qui me mal mène (oui en deux mots) avec son emploi du temps sans dessus dessous et ses relents d’automne sans vouloir y toucher. Et puis quoi ? Ça compte, mon envie et ma non envie ? Non. Alors voilà.

Vague du soir

Grosse vague de découragement pro et perso ce soir. Les projets lancés qui semblent vains, les trucs persos qui sont compliqués par les autres. Je me sens tellement lasse.

On va dire que ce n’est qu’une vague. Ça monte, ça s’effondre, et ça se retire. Oui, on va s’en convaincre.

Au 19 septembre

Je commence à trouver mon rythme. J’ai changé des choses dans les règles du vie du CDI et je suis surprise que les élèves s’y fassent si bien. Les 6e prennent le pli, pas de mauvaises habitudes à faire perdre, mais les plus grands suivent bien.

Je me fais doucement à mes horaires, manger tôt et avoir un micro espace de souplesse en fin de journée puisque je récupère deux enfants au même endroit et à la même heure, hourra, plus de courses entre la crèche et l’école, plus de supplications « S’il te plaît, Popcorn, AVANCE », ni de cavalcade avec 13 kilos d’enfant hilare sur la hanche.

Travailler dans un CDI pas terminé (je n’ai toujours qu’une partie des meubles depuis les travaux) commence à me peser, en revanche. Le manque d’efficacité de mon espace bureau, en particulier, me ralentit en permanence, je manque de place, empile, dépile, cherche, range, compose, toute la journée. Ça m’use mais je ne peux pas y faire grand chose. Ranger est devenu synonyme de déplacer : si je débarrasse la petit table à côté de la grande qui porte mon ordinateur de la dernière commande arrivée, cela signifie que je mets sur présentoirs la commande précédente, présentoirs qui sont plein de nouveautés qu’il faudrait mettre en rayon mais il n’y a pas de rayons. Je n’ai même plus vraiment la place de stocker des cartons. Donc je ne dégage pas la petite table et je ressers les piles.

Des problèmes de profdocs bien loties, j’en suis consciente.

Je me sens cotonneuse et pas complètement dans mon année. Je me demande si ça va perdurer. En attendant, il paraît que les meubles vont être livrés dans les délais. Vous y croyez, vous ? Moi pas…

Morceaux choisis

… terminé ce week-end là lecture de Danxomé de Yann Fastier et ce bouquin m’a mis une claque. Dire que j’y entrais à reculons parce que, bon, les romans historiques, moi…

… à vélo et tout a été tout à coup plus simple. Ça m’a fait beaucoup de bien, de retrouver de la simplicité entre nous deux, parce que du haut de ses trois ans un tiers, le marmouillon…

… froid alors je ferme les fenêtres, qu’il rouvre sans se soucier une seconde de pourquoi elles étaient fermées et cette valse se poursuit ainsi…

… le sors pour nous deux et qu’il range systématiquement avant que je me sois servi… le don de me mettre en boule de beau matin. C’est pourtant pas compliqué de…

… broder mais sur des vêtements ou des accessoires, pas tant sur canevas, mais je ne…

George d’Alex Gino et je me rends compte que je m’en souviens assez peu alors que…

… mon lit avant 21 heures sans dormir immédiatement, même si ce serait peut-être la solution à…

Anecdote

Depuis le Covid, les parents n’assistent plus au cours de sport de Peanuts. Passé la frustration de ne plus le voir progresser, j’ai pris mon parti d’avoir cette petite heure devant moi, ce qui n’est pas désagréable. Selon l’humeur, je bouquine, dessine, fais une course, voire une sieste dans la voiture.

Aujourd’hui, je me suis dit que je tenterais une séance de méditation puis que je dessinerais (je prépare Inktober, en trichant parce que je n’aurai pas le temps de dessiner correctement quotidiennement donc je prends de l’avance). Mais arrivée devant la salle, je me rends compte que j’ai oublié mon portable.

J’ai rapidement balayé l’inquiétude de l’avoir perdu, j’ai mis un mouchoir sur la sensation d’être toute nue et abandonné l’idée de tenter de méditer sans appli, j’ai déjà du mal avec. Pour la peine (hum) je suis allé chez Centrakor, j’ai évidemment acheté des choses indispensables dont je ne savais pas que j’avais besoin car c’est exactement ça que vend Centrakor, et je suis revenue devant la salle avec mon carnet à dessin.

Depuis environ un an que j’ai repris le dessin, soit je recopie des modèles, soit je construis ma propre image à partir d’une idée personnelle mais en utilisant des photos et dessins trouvés en ligne comme base, la plupart du temps en les mixant. Là, je me suis retrouvée avec plus d’une demi heure devant moi et rien d’autre à faire qu’essayer de dessiner sans modèle.

Et bien j’y suis arrivé. J’ai fait deux crayonnés dont je suis contente et que je vais assez peu retoucher avant de les passer à l’encre. Ce ne sont sans doute pas de grands dessins parce que je ne suis pas une grande dessinatrice, mais ça me fait plaisir parce que ça signifie que j’ai vraiment débloqué quelque chose dans ma tête entre l’image que j’imagine et ce que j’arrive à sortir de mon crayon.

Mais pour les voir, il faudra attendre les 2 et 3 octobre ! [Lien éphémère : je publie mes dessins sur Instagram @liztrickabrac]

Poser

Je m’étais dis que j’allais essayer de poser davantage de choses ici, quand j’en ai besoin, plutôt que juste en passant sur Twitter.

Alors voilà.

Ce soir, on mange au restaurant avec mes parents, mon frère, ma belle-sœur et ma nièce. Réunion de famille parce qu’il y avait deux anniversaires en août et qu’on ne les a pas fêté.

Je suis stressée. J’ai peur de faire une crise. La très grande majorité de mes crises se déclenchent le soir. Et beaucoup d’entre elles se font autour des repas, en particulier quand je ne suis pas chez moi. J’ai peur de gâcher encore la soirée en me sentant mal. Et si je suis toute à fait honnête, j’appréhende aussi qu’une crise ne gâche pas la soirée de certains : l’indifférence (ou en tout cas l’apparente indifférence ?) de mes parents face à mon épilepsie me pèse vraiment.

Je n’ai pas envie d’y aller. Il est très probable qu’une fois sur place j’apprécie le moment et qu’en rentrant, je me dise que c’était vraiment sympa. Dans le fond je suis contente de voir mon frère, ma belle-sœur et la petite, surtout, que je vois moins souvent que mes parents.

Bref, j’appréhende cette soirée, j’ai envie de me rouler en boule dans mon lit tout en me fustigeant et en regrettant de ne pas avoir envie de ces moments, de laisser cette appréhension m’envahir.

Alors je pose ça là. Et je crois que je vais prendre un médoc pour prévenir une crise éventuel. Même si je sais qu’il ne fera pas du miracle si crise il doit y avoir…

Vide

Je traverse une période un peu creuse d’inspiration pour ce blog. Je tourne toujours les mêmes trucs en boucle sous mon scalpe, les questions de boulot, la gestion du quotidien (ceci inclus la fatigue permanente), les échéances (en ce moment, des trucs de familles, anniversaire…) Je peine à m’en extraire, même le temps d’un article. Je me sens un peu vide du reste. Je suis dans une période où j’ai davantage besoin de m’emplir que de me poser.