Le bon mood

Depuis qu’on est rentrée de vacances, je me sens bien. Pas que je ne me sois pas sentie bien pendant les vacances, ce n’est pas le propos, mais disons que je me sens… ben, Bien. Je suis de bonne humeur, j’ai de l’énergie, je suis portée par une dynamique franchement agréable.

Alors, non, je ne passe pas mes journées un sourires béats accrochés au minois, je grogne quand le réveil sonne à 8 heures, je m’agace de préparer encore le repas, je m’énerve de plein de petites choses et j’ai hurlé sur Peanuts pas plus tard qu’avant hier ce qui m’arrive plutôt rarement. Mais il reste que mon ambiance générale, celle qui flotte à l’intérieur de moi, est plutôt chouette.

A quoi c’est dû ? En bonne partie à des choses que je n’ai pas décidé.

… On dort nettement plus et même s’il y a 4 ans, le même nombre d’heures de sommeil vous aurait valu de longues plaintes bloguesques sur la fatigue languissante qui suffoquait mon petit corps tout mou, avec mes nouveaux critères de parent d’un enfant plus bébé mais pas grand, on est dans la zone verte.

… Peanuts grandit, commence à faire de petites choses tout seul, les échanges sont de plus en plus riches, et il est plutôt dans une bonne phase lui aussi (de la poule ou de l’œuf, qui de nous deux inspirent l’autre ?) et c’est plus facile d’aller Bien quand ton gosse se porte comme ça.

… La météo. Je suis, malgré mon teint alpestre, une fille de soleil. Et on peut dire qu’on fait le plein depuis un moment maintenant.

… L’ambiance au Petit Collège est hyper détendue et calme. Je crois qu’on est le seul bahut de France où personne n’a causé de la Réforme-qui-fait-peur lors de la pré-rentrée (si, si, on l’applique quand même, promis), les 6e entrant ne sont pas des furieux et les nouvelles têtes dans l’équipe apportent des projets, des idées et des premiers abords plutôt sympathiques.

… Mon corps et moi on s’entend plutôt bien et je ne sais jamais ce qui provoque ça. Au même poids, je me sentais énorme il y a 6 mois et aujourd’hui, j’arrive à me dire que c’est mon corps avec son histoire, celle de ma boulimie, de mon bébé, du plateau-télé-pizza en amoureux et des carreaux de chocolat sans culpabilité. Si je pouvais la façonner à souhait, oui, je changerais des choses à cette carcasse mais elle ne prendra pas 8 centimètres de haut tout en les perdant sur le tour de hanches et je suis dans une phase où ça me va de faire avec celle que j’ai.

… J’ai mon vendredi après-midi de libre et j’ai la sensation de pouvoir conquérir le monde en quelques heures par semaine sans mec ni enfant. Au moins.

Et puis il y a mes petits coups de pouce, l’ensemble de menues choses qui m’aident à maintenir la chouette dynamique qui vient de l’extérieur. En vrac et sans hiérarchie, ce sont…

… les soldes faites en juillet, les placards fouillés, la seconde vie (ou troisième) donnée à certaines fringues, chaussures. Je ne saurais pas vous expliquer le mécanisme qui fait que sortir de mes habitudes vestimentaires me fait autant de bien. Je n’ai rien bouleversé, j’ai plutôt fait un pas de côté. Je ne porte pas que du neuf, loin de là. Mais trouver des choses qui me donnent envie de les porter, c’est bien agréables.

… dans le même esprit, je me suis coupé les cheveux et la coupe courte que la coiffeuse m’a trouvée me plait énormément. Elle ne demande rien d’entretien au quotidien, m’évite les tergiversations sur la coiffure à tenter le matin, m’épargne de programmer l’épisode « séchage » ou de prévoir comment le zapper puisqu’ils sèchent seuls en dix minutes.

… toujours sur l’apparence, j’ai décidé de m’astreindre à me maquiller un peu, porter des boucles d’oreille ou un autre bijou, quand je sors. Aidée par non moins de 6 paires de boucles fantaisies achetées trois francs six sous, ça participe de la dynamique générale. Et je n’ai plus cette sensation, au Parc en particulier, d’être une mère qui a démissionné de sa propre enveloppe.

… j’ai pris des résolutions de rentrée bienveillantes. Je ne veux pas les rendre publiques mais la première concernant mon travail c’est « m’amuser », par exemple. Je les ai formulée dans le sens positif quand je pouvais (« arrêter de me ronger les ongles » devenant « prendre soin de mes mains », par exemple)

… je m’aide de mon Bullet Journal. Sur ma page de début de mois, j’ai fait une liste d' »aujourd’hui, j’ai ». On y trouve des items comme « laissé mes ongles tranquilles », « lu », « dessiné », « aimé ce que j’ai cuisiné »… Si j’ai accompli cela dans la journée, je noircis une case, si non, je la laisse blanche. Je pense en faire une liste évolutive mais elle m’encourage, d’une certaine façon. C’est agréable de noircir les cases jours après jours.

… j’ai repris le sport. En fait, ça date d’aujourd’hui donc ça n’a rien à voir avec la dynamique des dernières semaines mais conquérir le monde commence en alignant des longueurs pendant une demi-heure dans un bassin en sortant du boulot à midi, sachez-le.

… j’ai dis merde aux collègues pour être sur la liste au CA. J’ai apprécié retrouver mon indépendance de parole l’an dernier, je la veux toujours. Il manque des noms. Tant pis. J’ai choisi avec soin mes projets et mes partenaires, abandonnant l’un d’entre eux qui me tenaient pourtant à cœur faute de pouvoir le lancer avec les bonnes personnes. Je me coltine tout de même des boulets et des tâches qui ne m’amusent pas mais je ne peux pas décider de tout. Alors j’ai rendu sympa au moins la partie que je maitrise.

Ce n’est pas une recette. Pas même une liste d’ingrédients. Ce sont des astuces, personnelles, que j’ai réussie à combiner entre elles alors que j’étais sur la bonne vague. Et je vais continuer d’alimenter ces petits riens pour rester sur cette crête le plus longtemps possible.

Voilà, je vais plutôt Bien. Et c’était important de vous le dire.

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pix à pois by me

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Rentrer : ça, c’est fait

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Pix Vieux souvenir by me

Cette fois-ci, c’est la bonne. J’ai fait ma rentrée au Petit Collège de la Rive Droite du Fleuve Sans Eau. Et pour la première fois cette sensation, pas désagréable mais nouvelle, de faire pour de bon partie des murs.

Aucune mauvaise surprise ne m’attendait au CDI, la nouvelle Direction a fait les choses sobrement, un effet d’on fait confiance à l’équipe retrouvé portant l’ensemble. J’ai retrouvé plusieurs collègues avec un vrai plaisir. J’ai posé les patchs sur les manquements de l’été. Et j’ai même reçu mes premiers élèves alors que je n’étais pas censée avoir ouvert le CDI.

Une rentrée en douceur qui apaise des nouvelles sombres concernant deux élèves. Nous vivons des temps manquant bien fort d’humanité, savez-vous ?

La nouvelle égoïstement fantastique concerne mon emploi du temps, lequel m’a été accordé avec un après-midi libre par semaine en plus de mon mercredi. Un après-midi entier pendant lequel Peanuts sera à la crèche. Un temps à consacrer à… Je ne sais pas encore vraiment. A oublier de m’accorder à l’octave du chant du Monde, sûrement. A reprendre le sport, je voudrais. A respirer, j’espère.

En contrepartie, il faudra faire tenir sur 3 jours 1/2 le travail jusqu’ici réalisé sur 4 et courir les trois soirs où je termine un peu plus tard que l’an dernier.

Peanuts a également repris. Il a marqué son mécontentement en refusant bruyamment le premier repas. Pas une bouchée, pas une miette même de pain. Puis il a dormi et a demandé du rab de goûter <3 Le lendemain, il a fini son assiette, et en bonne partie avec sa fourchette en plus. Quand je suis arrivée, il dansait en riant à pleine gorge. Il prend donc ses marques. Il nous faut les prendre aussi. On s’ajuste.

Les deux dernières nuits n’ont pas été bonnes. Je sais qu’il a mille raisons de dormir mal pendant quelques jours mais ne peux m’empêcher d’appréhender. L’année qui s’est écoulée, ces neuf mois de nuits discontinues, entrecoupées, me hantent forcément. Mais je choisis de lui faire confiance plutôt que de m’inquiéter.

Lundi, j’assure mes premiers cours, j’ouvre aux élèves pour de bon. En attendant, nous avons un week-end à vivre.