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L’Instance Maternelle

Ce que je n’ai pas raconté dans mon précédent post à propos de Noël, c’est que j’ai compris quelque chose d’important vis à vis de ma belle-mère.

Préambule. Ma belle-mère et moi, on se ressemble.

On aime lire, notamment Fred Vargas ; on n’est pas satisfaites de notre poids et avons fait des régimes pour le modifier, avons mangé en culpabilisant parce que ça allait nous faire grossir, tout ce cycle là ; on aime Celuiquej’aime bien que ce ne soit pas de la même manière ; on est gourmande ; on manque de confiance en nous, on donne priorité aux besoins des autres sur les nôtres ; on est toutes les deux des gaffeuses surtout dans ce qu’on peut dire, on a besoin d’encouragements et de soutien voir d’un grand coup de pied aux fesses ou même tout simplement de ne pas avoir le choix pour sortir de notre zone de confort ; on se sent compétente dans notre travail ; on a tendance à rabâcher les mêmes histoires, anecdotes, infos ; on est influençables, en particulier par les gens qui parlent bien ; on n’aime bien rester tranquille chez nous, on a de petites habitudes ; on ne brille pas par notre estime de nous-même ; on a peu d’amis et iels sont loin géographiquement ; on aime l’eau et nager…

Liste non exhaustive fournie en vrac et sans hiérarchisation, et tout cela dans des proportions différentes l’une et l’autre.

Mais sinon, non, ça, ce n’est pas une nouveauté pour moi.

J’ai réalisé il y a un moment déjà que ma belle-mère est souvent le miroir de choses que je n’aime pas chez moi, qui peuvent m’énerver après moi-même, me complexer, me mettre mal à l’aise. Et puisque ce n’est pas moi mais elle, je n’ai strictement aucune prise dessus. Et souvent, je suis gênée pour elle, comme si nos ressemblances me donnaient une responsabilité dans ce qu’elle fait, dit, comme si nos ressemblances m’impliquaient. Une fois ceci formulé, pas étonnant que je ne cours pas après sa présence.

Et tout cela, c’était très valable quand on s’est rencontrées. Depuis, parmi nos différences dont la liste est au moins aussi longue, la principale est sans doute que moi, je « travaille » sur moi. J’essaie d’accepter ou de changer ce qui ne me plaît pas chez moi. J’accepte bien mieux mon corps, je gaffe de moins en moins et me surveille, j’apprends à m’estimer, à comprendre mes fonctionnements, j’apprends à donner de la légitimité à ce que je ressens et ce dont j’ai besoin. Je le fais pour moi mais aussi pour ceux qui m’entourent, qui partagent ma vie parce que forcément, cela les impacte. J’apprends, je progresse, je chemine.

Ma belle-mère est la même qu’il y a 11 ans. Et surtout, elle se complet dans cet immobilisme. Elle refuse de se faire aider parce qu’elle n’a pas envie d’aller parler de ses problèmes à quelqu’un, déballer des choses personnelles, et en plus, elle pense que ça ne sert à rien (je reprends ses mots). Elle ne cherche pas non plus à s’aider elle-même, toute seule. Ce dont elle est consciente, elle le prend avec fatalisme. Le reste, elle met son mouchoir dessus. Elle a ses mécanismes à elle dont je suis d’autant plus consciente que j’ai appris à analyser et désassembler les miens.

Je sais qu’il y a une autre différence fondamentale entre moi et elle : 32 ans. Puis ce qui va avec : elle approche de la retraite, son fils unique a quitté la maison et mène sa vie de famille, elle vit seule. Et pendant longtemps, qu’on n’en soit pas au même moment de nos vies me rendait particulièrement compréhensive de ma belle-mère. J’étais même carrément empathique, avec un quelque chose qui ressemblait à de la pitié. J’étais persuadée qu’avec le même parcours qu’elle, je serais devenue exactement la même personne.

Mais depuis quelque temps, je n’y arrive plus.

Quand on manque d’estime de soi, on a tendance à minimiser ce qu’on réalise. J’ai un rapport très « si je l’ai fait c’est que n’importe qui peut le faire » aux choses. Et d’autant plus vis à vis de quelqu’un qui me ressemble pour beaucoup dans ses fonctionnements. Alors si j’arrive à évoluer, elle devrait pouvoir le faire.

J’ai surtout de moins en moins d’indulgence pour cette personne qui pèse de plus en plus sur ses proches, bien qu’ils le lui signifient sans ambages maintenant, et qui ne réagit qu’en cherchant à les culpabiliser et en les critiquant dans leurs dos (si vous saviez ce que j’entends sur mon beau-père, notamment, séparé d’elle depuis plus de 30 ans mais vient régulièrement l’aider pour des tas de choses).

J’ai compris depuis un moment que je m’exaspère plus vite avec ma belle-mère du fait de nos ressemblances, que j’excuse moins, que j’ai moins de patience. Du fait également que je sois bien obligée de l’avoir dans ma vie sans vraiment avoir le choix. Mais ce que j’ai compris ce Noël, c’est bien que ce ne soit pas ma mère, je me gène pour elle, je me mets mal à l’aise là où elle ne l’est pas. Comme si j’avais une part de responsabilité.

Je comprend aussi qu’elle me « tire vers le bas », qu’elle me rappelle vers des attitudes que j’ai pu avoir et qui ne sont pas bonnes pour moi. Un exemple criant est celui de la nourriture : elle me pousse à manger des choses notamment grasses et sucrées afin que je l’accompagne tout en ponctuant de « on ne devrait pas, ce n’est pas bon pour ce qu’on a » et autres petites phrases de ce genre. J’ai expliqué plusieurs fois que je ne culpabilisais plus de me faire plaisir lors d’une invitation à manger, d’une fête en particulier, et même d’une manière plus générale, que j’avais laissé de côté toutes formes de contrôle stricte de ce que je mange. Mais ça ne l’empêche pas de continuer, voir même d’en faire encore plus parce que je ne rebondis pas comme je pouvais le faire avant.

Ma belle-mère se complet dans son immobilisme et refuse de voir que l’on change. Son fils, ses proches, moi. Même Peanuts qui pourtant change tout le temps et à toute vitesse. Et là où je m’appliquais à donner l’image de quelqu’un qui va bien dans la plupart des circonstances, elle veut faire savoir qu’elle va mal mais refuse qu’on tente d’y faire quoi que ce soit. Ou alors si, mais si elle sait que ça ne règlera pas le fond du problème.

La voir fonctionner autour de ces Fêtes mêlées à ces obsèques inattendues m’a fait comprendre, parmi tout ce que j’ai écrit, une chose essentielle sur ma belle-mère. C’est à quelle point nous sommes différentes malgré nos ressemblances : je suis quelqu’un qui tend à la bienveillance, à l’empathie, qui apprend à se nourrir aussi des attentions, des plaisirs, des facilités, que je peux prodiguer. Je suis cette personne qui n’a pas dressé de liste de Noël pour elle-même mais a pris un plaisir fou à choisir les cadeaux destinés à chaque personne à qui je tiens.

Je suis celle, qui, alors qu’on était toutes les deux en larmes à la sortie de l’église le 24 au matin s’est écartée pour que Celuiquej’aime, pris entre nous deux, aille la réconforter elle plutôt que moi.

Et si je suis comme toustes capable d’égoïsme, de beaucoup d’égoïsme, je ne suis pas que ça. Et peu importe à quel point on se ressemble tant on peut être différente.

Noël

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Je crois qu’il ne pouvait pas y avoir pire façons d’entamer un 24 décembre qu’en se réunissant dans une église glaciale pour cérémonier l’homme de nos montagnes. Il faisait froid, il faisait triste, il faisait grave. Le prêtre était mauvais, n’avait pas connu le bonhomme, en parler mal. La famille était écrasée, l’hypocrisie occupait quelques bancs. Ces cérémonies religieuses ne m’apportent plus aucun réconfort mais il y a eu les mots et les étreintes échangés avec sa famille, et ça, c’était authentique.

J’ai cru qu’après ça, la tombe béante, les litres d’eau salée sur mes joues, les yeux de M, de J, Noël était foutu.

Paradoxalement, cet enterrement a occasionné un lâcher prise inattendu vis à vis de la soirée qui suivait. Lui et une dose du médicament-qui-fait-peur, avouons-le, que j’ai avalé notamment parce qu’il me paraissait indélicat de risquer une crise en pleine cérémonie funéraire.

Le réveillon n’a pas été réellement festif. Je comprends a posteriori qu’il m’a manqué un repas qui mijote là où le menu était fait de choses qui ne se cuisinent qu’à peine, peut-être un peu de musique, une décoration de table faite pour l’occasion au lieu de ce linge de maison joli mais qu’on connait par cœur. Je n’étais pas chez moi, j’ai réagis sans en prendre conscience en m’habillant de rouge et noir et enfilant le bonnet de Père-Noël que Peanuts boudait. J’ambitionne de ramener le réveillon ici l’an prochain pour pouvoir créer cette ambiance qui affiche « C’est Noël » sans doute possible.

Le réveillon n’a pas été réellement festif mais il a été plutôt sympathique tout de même. C’était une soirée plutôt agréable, je lui reproche de ne pas avoir été une soirée de Noël…

On passait la nuit là-bas, chez l’Instance Maternelle, les cadeaux répartis sous le sapin avant de se coucher. Je n’ai jamais connu ce rituel-là. Nous, on faisait les cadeaux tard le 24, après le repas, car tout le monde ne se réunissait pas de nouveau le 25. Là, on a vu le sourire de Peanuts quand il a trouvé les paquets sous le sapin. Il s’est emparé du premier mais a pris le temps de l’ouvrir, de regarder ce qu’il contenait. Il en a ouvert plusieurs, commentant, criant d’enthousiasme, mais sans se presser de trop. Au bout de quelques uns, il a même ignoré les derniers, trop occupé à papillonner parmi les livres et les jouets déjà ouverts. Il s’est intéressé à nos cadeaux aussi, curieux de voir ce qu’ils contenaient. J’ai aimé qu’il soit comme ça, qu’il apprécie chaque paquet sans forcément courir immédiatement au suivant, qu’il prenne le temps de lire un livre alors même qu’un énorme tracteur et un Monsieur Patate lui faisaient de l’œil.

Un enfant, ça change Noël.

Puis il y a eu mes cadeaux. Je n’attendais rien de l’Instance Maternelle, après les années de coffrets anti-rides (hum), et son annonce, alors même qu’on lui a dit précisément quoi nous acheter (et que ça se trouve même en grande surface), qu’elle n’avait pas eu le temps de s’en occuper (arriveriez-vous à ne pas entendre, vous, qu’elle ne veut pas faire d’efforts pour vous ?). J’ai eu du parfum d’ambiance « J’ai pensé que c’était bien pour mettre dans la chambre de Peanuts » et un trio de gels douches « passe-partout », achetés au groupement d’achats de son travail, assez quelconques là où sa salle de bain regorge de cosmétiques bio et qu’elle me vanterait, 2 heures plus tard au moment de ma douche, que je pouvais lui emprunter son savon d’Alep formidable achetée dans une petite boutique confidentielle de produits 100% naturels. J’ai bien fait de ne m’attendre à rien.

Je ne m’attendais pas non plus, mais pas dans le même sens, aux cadeaux de Celuiquej’aime, clins d’œil et personnels. Ni à l’implication de mes amies qui sont loin. Si je savais que l’une d’entre elle m’avait envoyé quelque chose puisque je l’avais réceptionné quelques jours plus tôt, d’autres ont réussi à me surprendre totalement en ourdissant avec Celuiquej’aime. Et ces cadeaux là étaient choisis avec soin par des personnes qui me connaissent réellement. Et ça, ça m’a touchée touchée touchée.

Il y avait aussi un cadeau que je me suis fait à moi. Au total, j’avais 9 paquets et c’est aussi ça qui fait Noël, je trouve, une forme d’abondance même si elle est faite de petites choses.

Je crois aussi que les cadeaux que j’ai offert, seule ou avec de douces complices, ont fait mouche et ça me fait au moins autant plaisir que ceux que j’ai reçus.

On a passé le repas de Noël avec l’Instance Maternelle. Même état d’esprit que la veille, sympa mais pas festif, pas Noël (malgré les huitres). Puis on a retrouvé mon frangin, ma jolie-belle-soeur et ma chouette nièce, on a de nouveau échangé des cadeaux et on a assez de films à regarder pour tenir jusqu’au printemps ! On a emballé les gosses dans leurs doudounes et on a passé une paire d’heures à la fête foraine. Et ça, même si c’est pas typiquement Noël, ben c’était festif.

Au final, et bien il était chouette ce Noël. Et vous savez pourquoi ? Parce que je me suis sentie aimée et que j’ai le sentiment d’avoir réussi à le transmettre aux personnes à qui ça m’importait de passer le message. C’est peut-être un cliché, on passe un bon Noël parce qu’il est fait d’amour, mais c’est le cas du mien.

Ce Noël m’a aussi permis de comprendre un peu mieux mes propres mécanismes vis à vis de cette fête et de toute la période. Ce n’est pas totalement fini parce que demain, on voit la famille du côté de mon beau-père. Pour le coup, le menu est tout ce qu’on peut reprocher à un repas de Noël : ultra copieux, riche, interminable et contenant l’intervention d’un chapon farci. N’importe comment que ça se passe, je crois que l’avoir programmé un 28 le met « hors course » pour l’appeler « Fête de Noël ». Mais on devrait passer un bon moment, je ne crache pas dessus.

C’est assez doux de pouvoir écrire un tel post au mois de décembre. Qui sait, à force de grandir, je finirais peut-être par ressusciter le Père Noël.

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Deuil

L’homme de nos montagnes est mort cette nuit.

Je n’ai jamais trop parlé de lui. C’est le genre de bonhomme qu’on imagine un peu immortel, parce que solide, âpre, rude, râpeux, musculeux, sec. Il était fait de roches, de névé, de terre noire et de l’eau glaciale du torrent. Il avait le noueux de nos oliviers, l’exigence de ces dénivelés qu’il connaissait par cœur et cette rigueur avec lui-même qu’il n’imposait pas aux autres.

Il n’a pas dû être facile être ses fils, être sa femme, ses petits enfants. Mais pour nous autres qui n’étions rien de tout ça tout en se sentant souvent comme membre de sa famille, c’était pas dégueulasse de s’assoir avec lui, de l’écouter raconter les mêmes histoires exagérant chaque fois un peu plus le nombre, l’heure tardive, la taille de.

Je ne vous dirai pas que l’homme de nos montagnes étaient gentil, mais c’était un vrai brave type. Quand il t’aimait, tu le sentais à sa façon de te regarder. Moi, il m’a adoptée, comme ça, par que Celuiquej’aime m’avait choisie, ça lui a suffit.

Je n’ai pas partagé tant d’années, seulement quelques semaines mais chaque été. Ça a suffit à marquer mon langage de quelques unes de ses expressions et ma mémoire de quelques moments qui ne cesseront jamais de me faire rire.

Plus qu’une personne, c’était un personnage.

« C’est sans doute mieux comme ça », on s’est dit, au téléphone Celuiquej’aime et moi. Parce que la vieillesse, les accidents du corps, la déroute de l’esprit, l’ombre. C’est sans doute, oui. Mais ça n’empêche pas cette vague sensation que le monde entier est un peu orphelin. C’était un homme et une vieille âme, on n’a peut-être pas cassé volontairement le moule mais l’érosion, notre temps, cette époque, s’en est chargé. Alors oui, il est un peu l’heure de pleurer.

La fille de ma mère

Dans mon souvenir, être la fille de ma mère était moins marrant qu’être celle de mon père. Pas qu’on se bidonnait forcément avec mon paternel mais lui, c’était les petits déjeuners avec tartines rigolotes bigoûts, la grosse voix qui va nous attraper, l’histoire du soir jusqu’à notre adolescence, les excursions en bagnole, et faire padim-padom en marchant sur ses pieds.

Il y a peu, je me disais que j’étais plus un parent à la manière de mon père. Parce que Peanuts commence à jouer à padim-padom, parce que je dessine avec lui et parce que c’est moi qui raconte le plus souvent l’histoire du soir. Parce que, aussi, on sort tous les deux, on s’arrête pour observer, et on se retrouve tous les deux accroupis dans la rue pour regarder ce qu’il y a derrière les petits trous en bas du mur de la pharmacie. Ça ressemble plus au souvenirs que j’ai d’être la fille de mon père.

Mais à la réflexion, quand je presse parce qu’il faut rentrer préparer le repas, quand je ne peux pas lire un livre là maintenant parce qu’il y a le lave-vaisselle à vider, quand on sort en famille et que c’est sur moi que repose d’avoir ce qu’il faut de couche, change, goûter, tétine, kleenex, trousse de secours. Là, je suis plus parent à la manière de ma mère.

Et vous savez quoi ? La mémoire des enfants est injuste. Les enfants, eux-mêmes, sont injustes. Parce qu’il était facile à mon père d’être ce parent-là, celui dont c’est plus marrant d’être l’enfant. Parce que quand mon père lisait l’histoire du soir, ma mère faisait la vaisselle et rangeait la cuisine. Là où il préparait nos tartines rigolotes, elle s’occupait de tous les autres repas (et on n’a été demi pensionnaire qu’à partir du collège mon frère et moi), quand il sortait avec nous et qu’on trainait un peu, il savait que quelqu’un prendrait le relais pour les bains, que les plats mijotaient. Et pour les déplacements en voiture, facile, ma mère n’avait pas le permis et quand tu habites trou-perdu-les-hauts, ça joue beaucoup.

Ma mère travaillait à la maison. Ce n’est pas une façon de dire « mère au foyer », non, elle avait son bureau et travaillait ses dossiers à la maison. Et à la réflexion, on ne la voyait que rarement faire le ménage, quand on rentrait de l’école un peu avant midi, le repas était prêt, les lessives étendues après les cours. On ne l’interrompait pas pendant qu’elle appelait le médecin, le trésor public, qu’elle rédigeait le courrier au service vaccination de la mairie le né dans nos carnets de santé.

Alors oui, avec mon regard d’adulte, quand ma mère faisait quelque chose avec nous, elle était souvent en train de faire autre chose en même temps. Dans ses gestes, dans sa tête. Et finalement, souvent, quand elle faisait autre chose, elle était bien souvent un peu avec nous, même quand c’était du boulot.

Elle ne comprend pas, ma mère, ce que c’est que devoir être à son poste à 7h50 chaque matin de la semaine et de se jeter dans sa voiture la première journée finie pour se coltiner les bouchons le nez sur l’horloge, arriver en courant à la crèche et devoir enchainer sans transition sur sa deuxième puis troisième journée. Je pense que je ne comprends pas ce que c’est que géré boulot, intendance et parentalité quand tout se fait au même endroit et souvent en même temps.

C’était moins fun d’être la fille de ma mère et j’en retiens d’essayer de ne pas être seulement là à demi ou au tiers avec Peanuts, en tout cas, le moins possible. Mais j’en retiens aussi que si c’est toujours elle que j’appelle quand je suis malade ou que j’ai besoin de me sentir rassurer, ce n’est pas non plus pour rien.