15 février. Aujourd’hui serrer

Aujourd’hui, serrer les bras un peu dans le vide, comme ça, parce que l’enfant loup n’est pas là, qu’il est parti avec son grand-père et pas qu’un peu, pour deux nuits, oh la la comme c’est long de l’écrire. Serrer les bras sur son absence pour retenir le temps qui file étrangement, un peu boiteux, un air bancal, quelque chose qui cloche, déséquilibre, trop d’un coup. Serrer les dents, un peu, aussi, parce qu’il répétait « non pas », contre y aller, contre le voir, contre les voir. Serrer les dents sur les trois brefs appels à l’Homme aujourd’hui, ce qui-va-pas dans notre communication en ce moment, y a pas faut qu’on s’dise. Il n’entend pas assez et moi j’entends trop, ça arrive, ça arrive. Serrer, je ne sais quoi, là, dans le ventre, d’avoir le vertige d’être seule, d’être renversée d’un peu de liberté, serrer les genoux pour ne pas que tremble un peu les jambes, puis fermer les yeux, là, juste un peu.

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