Aujourd’hui, envie d’être à

Au travail, cette fin d’année refuse d’en être déjà une et cela devient pesant. Entre cette fin officielle des cours placées une semaine après le début de juillet, et la liste des choses à boucler avant de passer aux tâches de fin juin qui n’en terminent pas de s’allonger, je suis mal à mon aise. Je repousse et m’inquiète pour la fin tout en menant de front trop de ces trucs qui occupent mon temps et mon esprit plus que je ne voudrais avoir à supporter.

Avec Peanuts, on est dans une de ces phases où tout s’accélère. Il a décidé d’abandonner les couches, comme ça, vendredi dernier. Et ça marche. Il y a aussi tout ce qui est moins visible pour beaucoup. Comme ce matin, il a participé un peu aux chansons de gestes pendant l’heure du conte à la bibliothèque alors qu’il est toujours resté spectateur appliqué dans sa discrétion jusqu’ici. Il parle à des adultes qu’il ne connait pas ou peu, sans qu’on le lui demande, conseille, l’y encourage. Il réclame la présence d’autres enfants. Il mime des gestes (ramasser au sol des lunettes de protection, des gants, un casque, et les enfiler un à un avant d’empoigner son marteau-piqueur fait de briques duplo), il projette, imagine, décide. Il grandit. Et en même temps, il régresse sur certaines choses, comme s’il était trop difficile de mener de front toute ces histoires de pipi, pot, toilettes-des-grands, échanges, bisous, bonjour, je veux, c’est moi qui fait, et demander un objet au lieu de gémir en le désignant vaguement, ne pas entrer en opposition systématique avec sa mère, manger ce qu’on propose, ne pas inonder la salle de bain… J’ai du mal à m’adapter à ces changements fulgurants qui demandent de nombreux réajustement et supporte très mal certains retours en arrière bien que je sache qu’ils sont logiques et passagers.

Je ressors de ce mercredi rincée. J’ai côtoyé les agacements prodigieux, les attendrissements extrêmes (« Maman moi t’aime »), les exaspérations fulgurantes, les fiertés étourdissantes, auprès de mon fils et à côté de cela, sa sieste a pour l’essentiel était consacrée à régler diverses questions de boulot, que j’ai rêvé du travail cette nuit, que je vais m’y remettre.

Finalement, aujourd’hui, j’aurais eu envie d’être à la fin de la semaine prochaine, ou de la suivante, une fois que tout cela se sera tassé. Ça fera du bien.

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2 réflexions sur “Aujourd’hui, envie d’être à

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