12 juillet Aujourd’hui prouve que le sol remue

Il est calé dans mon dos, lémurien agrippé, kangourou inversé, et je chatouille son ventre. Il éclate de rire plusieurs fois puis me lance un « ayyète, maman » qui ne tient plus du jeu. Je sens son front posé entre mes omoplates, l’alourdissement qui pointe, la langueur qui s’installe. « Essaie de ne pas t’endormir mon cœur, on est presque arrivé ». Je chipe le doux chiffon mais il l’attire fermement à lui, là, entre son ventre et ma colonne, cet espace rien qu’à lui. Malgré moi, la marche le berce et bientôt, je sais qu’il est « parti ». Il commence à se faire bien lourd et pourtant, je ne me lasse toujours pas. Il faudra que j’en termine mais qu’est-ce que je continue aimer le porter, le sol remuant de concert sous nos pieds.

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